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Essai Audi TT 2014 : un Cockpit Virtuel très efficace

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L’essai du nouvel Audi TT nous permet de découvrir l’affichage entièrement numérique, dit « Cockpit Virtuel », du tableau de bord, inauguré par le coupé 2+2 de la marque aux anneaux. Il s’étendra à terme sur tous les modèles de la gamme.

C’est avec l’A3 de troisième génération et son concept dévoilé au salon de Genève 2011 que Audi a inauguré un nouveau type de planche de bord épuré. Elle ne reçoit que quelques boutons, les commandes de climatisation et l’écran rétractable du système de navigation. Une tendance depuis suivi par d’autres, notamment Peugeot avec sa 308 et son « i-Cockpit ».

Mais la marque aux anneaux fait encore plus fort avec la nouvelle génération –la troisième également– du TT puisqu’en dehors du tableau de bord, ne subsistent plus devant le conducteur et son passager que cinq boutons et les aérateurs. De forme cylindrique, ils accueillent en leur point central les commandes de la climatisation. Tout le reste est réuni au sein du « Cockpit Virtuel », que nous avons pu tester au cours d’une journée de balade en TT.

Un affichage XXL

Ce « Cockpit Virtuel », c’est en fait le tableau de bord 100% numérique placé devant le conducteur, à une hauteur classique. A ne pas confondre avec un système d’affichage tête haute… absent de la liste des équipements et des options du nouveau TT. Les compteurs analogiques sont remplacés par des compteurs numériques : jusque-là rien de bien extraordinaire. Mais ce qui change, c’est que l’affichage s’étale sur un écran TFT taille XXL de 12,3 pouces (31,2 centimètres). Et qu’en sous impression, apparaît la carte du navigateur GPS ou alors les informations multimédias voire les choix d’aide à la conduite.

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Trois modes d’affichage sont proposés : tout d’abord Classique avec deux grands compteurs et la carte entre eux ; ensuite Infodivertissement où les compteurs sont diminués au profit de l’extension de la carte ou des autres informations ; enfin Sport, dans la version TTS, où c’est le compte-tours seul qui bénéficie d’une mise en avant. Le tout se pilote grâce à des boutons situés sur le volant ou avec la molette et les boutons du MMI, situés sur la console centrale.

Impossible de se perdre

Au premier démarrage, on se demande comment on va se dépatouiller de tout ça. Et puis, très vite, aucun souci : non seulement on a compris où se situaient toutes les informations, mais en moins de 10 minutes, on maîtrise la navigation dans les menus et la validation des choix de réglages et d’affichage.

En fait, lorsqu’on a choisi en fond d’écran –sous les compteurs ou à côté d’eux donc– une fenêtre particulière (navigation, radio/musique, téléphonie, réglages du véhicule), on a sous le pouce gauche un bouton pour afficher le menu principal, un autre pour afficher le menu secondaire (les réglages plus globaux du système) et une molette pour naviguer et valider son choix.

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C’est logiquement avec l’affichage de la carte du GPS que ce « Cockpit Virtuel » se montre le plus bluffant. Il faut dire qu’avec un écran 1 440 x 540 pixels, l’image peut être belle. Lorsqu’on zoome au maximum, les bâtiments apparaissent en 3D et il devient difficile de se perdre. D’autant qu’un rappel des directions à prendre apparaît également au-dessus ou au centre du compteur droit (en fonction du mode d’affichage sélectionné) et que les indications vocales sont elles aussi très précises. Idem pour la téléphonie et la musique, même si la qualité de l’affichage est là moins importante. Au passage, soulignons que le processeur Tegra 30, de Nvidia, qui anime ce système d’affichage complexe, dispose de son propre système de refroidissement.

Le MMI attend votre doigt

Tout ceci se pilote également de la main droite, par l’intermédiaire des touches et de la molette du MMI, situés sur la console centrale. Là aussi, Audi tend vers la simplification avec désormais seulement 6 boutons (touches à bascule Navigation, Téléphone, Radio, Média et boutons Menu et Retour) et la molette rotative qui fait aussi office de bouton poussoir pour valider. Désormais surmontée d’un pavé tactile, elle sert à la saisie manuelle de données, par exemple un numéro de téléphone à appeler ou les premières lettres d’une destination.

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On écrit « les premières lettres d’une destination » car il est désormais inutile de saisir une adresse complète. Outre le fait qu’on peut la prononcer vocalement (mais la reconnaissance a encore quelques progrès à faire pour être très efficace), le système fournit très vite toutes sortes de solutions à une requête, qu’il s’agisse d’une ville, d’une rue, d’une station-service ou d’un restaurant. Par exemple, saisissez MC et vous verrez apparaître la liste des rues de Monaco, l’adresse du concessionnaire McLaren le plus proche ou bien le prochain McDonald’s situé sur votre itinéraire. Le but est de n’avoir que très peu de gestes à effectuer pour trouver ce qu’on cherche et l’efficacité est réelle.

Une réussite technologique

Et le passager dans tout cela ? Il peut se sentir un peu délaissé car il faut bien avouer qu’il ne voit pas grand-chose de ce « Cockpit Virtuel », même s’il n’est pas entièrement tourné vers le conducteur. Certains ne seront pas fâchés de n’avoir plus d’écran sur la planche de bord, d’autres s’ennuieront rapidement à regarder la route sans bien voir la carte. Heureusement, il reste possible au passager de choisir la musique ou même de saisir lui-même la destination, avec sa main gauche et le MMI. En tout cas, la prouesse technologique doit être saluée.

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Et de toute façon, le passager frustré, comme le conducteur, trouvera du réconfort dans la finition exemplaire de l’habitacle, le côté enveloppant de son siège et bien entendu, dans les sensations offertes par ce nouveau TT aux motorisations musclées (2.0 TDI 184 ch ou 2.0 TFSI 230 ch) et au châssis optimisé. Mais si l’on ne fait pas de folie sur le choix des jantes (c’est-à-dire rester en 18 pouces et non pas monter en 19 voire 20 pouces), le confort reste au rendez-vous.

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