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Essai Opel Adam Rocks : la baroudeuse qui aimait les smartphones

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Dotée d’un look de baroudeuse, la petite Opel Adam Rocks se montre nerveuse avec son nouveau moteur 3 cylindres 1.0 de 115 chevaux. Elle profite de son système multimédia IntelliLink pour accepter comme compagnon, et l’utiliser à bon escient, n’importe quelle smartphone.

« Les citadines connectées » : c’est ainsi qu’Opel présente sa nouvelle Corsa et la petite Adam –en attendant la future Karl qui sera présentée dans quelques jours à Genève–, faisant référence au système IntelliLink qui les équipe. Il est monté en série sur l’Adam Rocks, la déclinaison baroudeuse de l’Adam essayée ici.

Avant d’être connectée, l’Adam Rocks est d’abord protégée. Des moulures couleur anthracite sur tout le contour extérieur et des plaques de soubassement à l’avant et à l’arrière la mettent plus à l’abri que les autres face aux petits chocs du quotidien, d’autant que son châssis est rehaussé de 15 millimètres par rapport à une Adam normale. Elle mise également sur des élargisseurs d’aile, un toit découvrable en toile, des jantes 17 pouces et un échappement et une ligne de vitrage chromés pour se différencier. Pas de quoi en faire un véritable crossover, mais la citadine prend un look vraiment sympa ainsi grimée.

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Au passage, avec cette déclinaison, les 3/4 du travail de personnalisation sont déjà effectués, il ne reste plus que quelques petites touches, notamment à l’intérieur, pour parfaire la chose. Voilà qui permettra à certains concessionnaires de moins s’arracher les cheveux pour expliquer aux clients tout ce qu’ils peuvent modifier sur leur Adam.

iOS, Android et Windows Phone

Pas de surprise au volant, on retrouve la même planche de bord que l’Adam classique, jolie et bien finie, avec ses matériaux souples de qualité et ses bandeaux colorés. Le conducteur et son passager sont à l’aise mais les places arrière restent très exiguës et le volume du coffre limité à 170 litres. L’équipement est complet et fait de la Rocks une finition située entre le milieu et le haut de gamme : aide au démarrage en côte, régulateur/limiteur de vitesse, climatisation, sellerie mixte, siège conducteur réglable en hauteur et donc système IntelliLink.

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Ce dernier permet de connecter un smartphone (iPhone, Android ou Windows Phone) par prise USB, prise Aux ou Bluetooth pour qu’il apporte son « intelligence » et sa connectivité au système multimédia et à son écran tactile 7 pouces. Ce qui permet de profiter, via des applications spécifiques, de fonctions comme les podcasts (Stitcher), les webradios (TuneIn) et la navigation (Bringo). Celle-ci fournit des indications claires, ne nécessite pas de connexion continue sur le smartphone pour fonctionner et fait le plein de fonctions mais elle est payante : 50 euros voire 70 euros avec l’info trafic. Un tarif raisonnable mais qu’il est dommage de devoir doubler si l’on veut qu’une autre personne (madame par exemple) bénéficie elle aussi du GPS via son smartphone à elle lorsqu’elle prend le volant.

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A noter que pour la navigation Bringo, un iPhone doit obligatoirement être relié par câble alors qu’avec un smartphone Android, le Bluetooth suffit. Mais le premier se rattrape grâce à la fonction Siri Eyes Free qui permet de piloter le système par l’intermédiaire de commandes vocales naturelles, sans quitter la route des yeux. Appels mains libres, choix des morceaux de la bibliothèque iTunes, composition et envoi d’un SMS, réception d’informations comme la météo et les résultats sportifs sont ainsi disponibles à l’aide d’une simple pression sur l’un des boutons du volant.

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A noter que de notre côté, avec un smartphone Android OnePlus One un peu exotique, nous n’avons rencontré aucune difficulté de connexion. Ni pour écouter de la musique en streaming ou passer des appels téléphoniques ensuite.

Vivace sur la route, à l’aise en ville

Sur la route, on apprécie le punch du nouveau petit moteur 3 cylindres 1.0 turbo de 115 chevaux. Souple grâce à son couple de 170 Nm, il offre de bonne reprise et s’accouple bien à la nouvelle boîte de vitesse manuelle à 6 rapports qui l’accompagne. Il se montre donc aussi à l’aise en ville que sur route et dans les deux cas affiche une autre qualité : son silence de fonctionnement, ce qui n’est pas toujours gagné avec une architecture bancale comme la sienne. Mais il faut dire que la présence d’un arbre d’équilibrage dans le carter permet d’isoler pratiquement toutes les vibrations.

En ville, les manœuvres sont facilitées par le mode City qui démultiplie la direction, comme sur la Fiat 500. C’est agréable, autant que le Stop & Start. Et grâce à son relèvement de 15 millimètres, la caisse n’a pas peur des petits chemins, même légèrement boueux, comme nous avons pu le constater avec les pneumatiques hiver montés sur notre véhicule d’origine allemande (cf la plaque d’immatriculation).

Enfin, côté consommation, nous avons tout de même dépassé les 8 litres/100 km mais avec une conduite énergique. Plus de souplesse permet de rester sous les 7 litres, ce qui reste encore loin des 5,1 litres de l’homologation officielle. Les émissions de CO2 sont de 119 grammes. A noter que l’Opel Adam Rocks est également proposée avec un moteur d’entrée de gamme 1.4 87 ch, accompagné d’une boîte manuelle ou d’une boîte robotisée.

20 000 euros au minimum

Côté tarifs, l’Opel Adam Rocks est commercialisée à partir de 17 550 euros mais la version 1.0 turbo 115 chevaux s’affiche à 19 750 euros. Parmi les options notables, citons les sièges et le volant chauffants (300 euros), les capteurs de pluie et de luminosité (270 euros), l’aide au stationnement avant-arrière et la surveillance des angles morts (500 euros). Ceux qui ne veulent pas de l’IntelliLink profiteront d’un rabais de 100 euros. Mais ce serait dommage…

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