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Essai Smart Fortwo et Forfour : elles font la paire

Plus à l’aise sur routes et encore plus maniable en ville, la nouvelle Smart Fortwo gagne en maturité sans prendre un centimètre en longueur. Pour marquer le coup, elle se décline en version 4 places en ressuscitant le nom Forfour.  

Elle arbore désormais un petit capot bien marqué avec une vraie calandre et un regard conquérant. La troisième génération de Fortwo prend des épaules (+ 10 cm en largeur) mais conserve sa longueur lilliputienne de 2,69 m et ses deux places de rigueur. Elle se voit cependant épaulée par une variante 5 portes et quatre places baptisée Forfour (3,49 m). Un nom qui rappelle des souvenirs : le premier opus avait connu une courte carrière entre 2004 et 2006, en raison de ses tarifs élevés et de la situation critique de la marque à l’époque. Aujourd’hui, les Fortwo et Forfour font la paire, et composent ensemble une offre cohérente et complémentaire. Basées sur le même châssis, toutes deux ont été développées en partenariat avec Renault, la Forfour étant le clone Twingo. A bord, de nombreuses pièces visibles sont issues de la banque d’organes du Losange, comme les poignées de portes, le levier de vitesse, les commodos ou le plafonnier.

Les deux Smart arborent toutefois un design plus chic avec des carrosseries bicolores, des éléments de carrosserie personnalisables (bodypanels) et un vaste choix de jantes. Le traitement intérieur est aussi plus raffiné avec des ambiances bi-tons acidulés et une planche de bord recouverte d’un textile coloré. La qualité de finition et l’ergonomie font aussi bonne impression. On appréciera le volant cuir multifonctions réglable en hauteur, le combiné d’instrumentation simplifié, les sièges monobloc incorporant les appuis-têtes et les nombreux rangements… Grâce à la largeur accrue de l’auto, l’habitabilité aux places avant n’a rien à envier à une grande citadine, et le passager profite d’un espace dégagé devant lui. Il ne manque plus qu’un accoudoir entre les deux sièges pour que le confort soit total.

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Deux solutions multimédias au choix

Côté connectivité, Smart propose deux systèmes multimédias au choix. Le plus sophistiqué, développé avec Tom Tom, comprend un écran tactile de 7 pouces et une carte Sim intégrée. Il donne accès à la navigation avec info trafic et fonction de contournement des bouchons (offert pendant 3 ans), mais aussi à des services connectés comme la météo ou la recherche de points d’intérêt. Le tout peut être piloté par une commande vocale. Plus flexible, le système Smart Cross Connect permet de fixer son smartphone sur un support dédié afin d’utiliser ses applications en roulant. La transmission des données se fait par liaison Bluetooth et un menu spécifique s’affiche sur l’écran. L’appareil mobile fait alors office d’assistant multimédias, GPS et ordinateur de bord, à travers une interface adaptée à l’usage automobile. Malin.

 Une maniabilité exemplaire

Dès les premiers tours de roues, on apprécie la qualité de l’insonorisation et la maitrise des vibrations du moteur en position arrière. La suspension assez ferme s’accompagne d’un amortissement efficace filtrant bien les irrégularités de la route. Bien plus confortable et polyvalente que ses devancières, la Fortwo peut désormais s’aventurer sans crainte sur routes et autoroutes où elle gagne en assurance. D’autant qu’elle bénéficie en série d’un système de stabilisation en cas de vent latéral couplé à l’ESP, qui permet de corriger les écarts de trajectoire lors des fortes bourrasques. En ville, les Smart Fortwo et Forfour restent de loin les plus maniables de toutes les minis. Grâce à leur direction à démultiplication variable et assistance électrique, elles assurent un diamètre de braquage record de 6,95 m pour la Fortwo (8,65 m pour la Forfour). De quoi faire demi-tour quasiment sur soi-même, une expérience impressionnante.

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Des rapports de boîte bien longs

Les Fortwo et Forfour sont proposées avec deux blocs trois cylindres essence d’origine Renault : 1.0 atmosphérique de 71 ch ou 0.9 turbo de 90 ch placés sous le plancher du coffre à l’arrière. La puissance est transmise aux roues arrière via une boîte manuelle classique à 5 rapports, qui remplace la boîte robotisée des anciens modèles, critiquée pour ses à-coups caractéristiques. Problème, les rapports de boîte ont été excessivement allongés pour optimiser la mesure des émissions de CO2 sur banc. L’agrément de conduite en pâtit tout comme les performances : 14,4 secondes pour accélérer de 0 à 100 km/h pour la Fortwo 71 ch (15,9 s pour la Forfour), c’est beaucoup. La version turbo s’en tire nettement mieux avec 10,4 s secondes au même exercice. Pour les amateurs d’automatisme, Smart a heureusement prévu une boîte à double embraye Twinamic pour l’an prochain, indispensable pour une voiture chic et urbaine. Essayée sur la Fortwo 71 ch, cette transmission permet de passer les rapports rapidement et en douceur, mais elle ne fait pas de miracle sur les chronos. Au contraire, l’auto parait encore plus bridée par l’électronique. Un mal nécessaire pour ramener les émissions de CO2 à moins de 100 g/km (entre 93 et 97 g/km selon les modèles). Reste que les valeurs de consommation annoncées, à partir de 4,1 l/100 km en cycle mixte, passent facilement du simple au double selon le style de conduite pratiqué.

 Une modularité astucieuse

Pour faciliter la vie quotidienne, la Fortwo et la Forfour adoptent chacune un hayon arrière en deux parties avec plateau, tandis que le dossier du siège avant se rabat pour embarquer de gros objets. Si le volume de chargement de la Fortwo progresse de 40 l (260 l) par rapport à l’ancienne génération, la Forfour doit se contenter d’une soute minuscule de 180 l. Le prix à payer pour offrir deux places supplémentaires, qui n’ont rien de conviviales. En plus d’être à l’étroit, les deux passagers ont la vue masquée par les appuie-têtes intégrés des sièges avant, ce qui crée un malaise. L’intérêt de la Forfour réside surtout dans sa modularité. Une fois le dossier de la banquette rabattu, le plancher devient plat et le volume atteint presque 1000 l. Mieux, avec l’option Readyspace (260 €), l’assise de la banquette arrière bascule vers le bas pour offrir un volume de chargement supplémentaire, de quoi faire tenir une grosse valise à la verticale. Opération d’autant plus facile à réaliser que les portes arrière s’ouvrent à 85°. Une astuce que l’on ne retrouve pas sur la  Renault Twingo.

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